| Dopamine | Recherche intense de nouveauté, prise de risque, focalisation excessive sur une récompense, impatience, comportements compulsifs possibles. | Une personne vérifie sans cesse ses notifications, relance immédiatement un projet plus stimulant, supporte mal l’attente et se lasse vite des tâches ordinaires. | Apathie, baisse d’initiative, moindre plaisir anticipatoire, lenteur décisionnelle, difficulté à commencer une action. | Elle sait qu’une tâche est utile, mais n’arrive pas à s’y mettre ; tout semble demander un effort disproportionné. | Motivation souple, capacité à poursuivre un but sans basculer dans l’obsession, intérêt pour la nouveauté sans désorganisation. | Elle planifie un projet ambitieux, garde de l’élan, mais accepte les délais et ajuste sa stratégie. | Élevé pour apprentissage/récompense ; modéré pour comportement quotidien. | Simplification à éviter : dopamine = plaisir. La base soutient surtout prédiction d’erreur, récompense, valeur, saillance et apprentissage. |
| Sérotonine | Selon récepteurs et régions : inhibition excessive, rigidité, baisse de réactivité émotionnelle, diminution de l’impulsivité mais parfois émoussement affectif. | Une personne devient très contrôlée, moins explosive, mais aussi moins spontanée et moins sensible aux gratifications immédiates. | Impulsivité, irritabilité, impatience, sensibilité accrue au rejet, instabilité émotionnelle possible. | Elle répond trop vite, coupe la parole, regrette après coup, supporte mal la frustration. | Régulation émotionnelle, patience, capacité à différer une réponse, tolérance à l’incertitude. | Lors d’un conflit, elle ressent l’irritation mais attend avant de répondre et reformule calmement. | Modéré-élevé pour modulation de l’impulsivité ; faible si formulé comme hormone du bonheur. | Effets fortement dépendants des récepteurs 5-HT, du PFC, de l’amygdale, du striatum, du sommeil et du stress. |
| Noradrénaline | Hypervigilance, tension, scanning de l’environnement, réactivité au bruit, sentiment d’urgence, difficulté à relâcher l’attention. | Au moindre message ambigu, la personne se met en alerte, relit tout, anticipe un problème et ne parvient plus à se détendre. | Baisse d’éveil, fatigue attentionnelle, faible réactivité, lenteur cognitive, difficulté à mobiliser l’énergie. | Elle lit trois fois la même phrase sans la retenir et peine à réagir à un imprévu. | Vigilance ajustée, attention mobilisable, capacité à détecter le danger sans vivre en alarme permanente. | Elle repère rapidement une erreur dans un dossier, la corrige, puis revient à un état calme. | Élevé pour vigilance/stress ; modéré pour profils comportementaux fins. | La noradrénaline n’est pas l’anxiété. NE et 5-HT sont souvent des systèmes généraux d’arousal. |
| Adrénaline | Activation corporelle forte : agitation, tremblements, réaction de fuite/combat, sensation de panique corporelle, urgence d’agir. | Avant une prise de parole, cœur rapide, mains moites, respiration courte, envie de sortir de la pièce. | Réponse corporelle faible au défi, manque de mobilisation physique, fatigue ou difficulté à monter en régime. | En situation d’urgence modérée, elle reste molle, ralentie, sans activation utile. | Mobilisation brève et efficace du corps, puis retour au calme. | Elle évite un accident, réagit vite, puis récupère progressivement. | Élevé pour stress aigu périphérique. | Surtout périphérique ; peut accompagner peur, colère, excitation, effort ou surprise sans révéler l’émotion consciente. |
| GABA | Inhibition excessive : sédation, ralentissement, moindre initiative, évitement, baisse de vigilance. | Après une forte inhibition anxieuse ou pharmacologique, la personne se sent cotonneuse, moins réactive, moins motivée. | Hyperexcitabilité, anxiété, irritabilité, tension musculaire, ruminations, sommeil fragmenté. | Le soir, elle est épuisée mais son système reste en alerte ; le moindre bruit la fait sursauter. | Freinage émotionnel adapté, calme, sommeil plus stable, capacité à ne pas répondre à chaque stimulation. | Elle reçoit une critique, ressent une montée interne, puis retrouve son calme sans explosion. | Élevé pour inhibition/excitabilité. | GABA ne signifie pas calme partout. L’effet dépend de GABA-A/GABA-B, des régions et du niveau glutamatergique. |
| Glutamate | Excitation excessive : agitation mentale, surcharge sensorielle, rumination, hypersensibilité, apprentissage émotionnel trop marqué. | Après un conflit, la personne rejoue la scène en boucle, tout détail devient saillant, elle ne parvient plus à décrocher. | Faible plasticité, ralentissement cognitif, difficultés d’apprentissage, faible réactivité mentale. | Elle peine à intégrer une consigne nouvelle ou à faire le lien entre action et conséquence. | Apprentissage, mémoire, réactivité cognitive et adaptation sans emballement. | Elle comprend vite une situation nouvelle et en tire une leçon sans rester bloquée émotionnellement. | Élevé pour excitation/plasticité ; modéré pour comportements complexes. | Le glutamate intervient dans presque toutes les fonctions cérébrales ; il ne correspond pas à une émotion spécifique. |
| Acétylcholine | Attention trop focalisée, hyperanalyse, sensibilité aux signaux aversifs, tension attentionnelle. | Elle remarque chaque micro-expression dans une réunion et interprète trop vite les signes faibles comme menaçants. | Distractibilité, faible encodage mnésique, difficulté à maintenir l’attention, confusion. | Elle oublie ce qu’on vient de lui dire et passe d’un sujet à l’autre sans fil directeur. | Attention précise, apprentissage efficace, bonne bascule entre détail et vision globale. | Elle écoute un interlocuteur, retient l’essentiel et pose une question pertinente. | Modéré-élevé pour attention ; modéré pour émotion. | Associée aux comportements attentionnels et aversifs, mais pas à une émotion unique. |
| Endorphines | Analgésie, recherche d’apaisement, tolérance accrue à l’inconfort ; possible émoussement émotionnel ou recherche répétée de shoot d’apaisement. | Une personne multiplie les efforts extrêmes ou situations intenses pour retrouver une sensation de relâchement après coup. | Hypersensibilité à la douleur, faible capacité de soulagement, inconfort social ou corporel plus envahissant. | Une critique légère est vécue comme très douloureuse et met longtemps à se dissiper. | Apaisement après effort, rire, lien social ou soulagement ; bonne récupération affective. | Après une marche longue, elle ressent calme, chaleur corporelle et humeur plus stable. | Modéré. | Base partielle. La bêta-endorphine est liée à l’anti-stress et l’apaisement de l’affect négatif, mais les comportements humains restent contextuels. |
| Enképhalines | Inhibition locale de douleur ou stress ; excès relatif : passivité, recherche de confort, moindre réactivité à certains signaux désagréables. | Elle évite les efforts relationnels difficiles et cherche surtout des situations qui anesthésient le malaise. | Douleur physique/sociale plus vive, difficulté à se sentir réconforté, moindre effet apaisant du contact ou du repos. | Même entourée, elle ne se sent pas vraiment consolée après une mauvaise nouvelle. | Régulation fine douleur-plaisir, capacité à être soulagé sans se couper de l’action. | Après une tension, une conversation chaleureuse suffit à faire baisser la charge émotionnelle. | Modéré-faible. | La base parle davantage des opioïdes endogènes globalement que des enképhalines spécifiquement. |
| Endocannabinoïdes | Relâchement, appétit, réduction de la menace ; en excès : évitement, démotivation, altération de mémoire de travail possible. | Elle remet les décisions exigeantes à plus tard et cherche surtout des activités qui détendent immédiatement. | Anxiété, difficulté d’extinction de peur, hyperréactivité au stress, sommeil moins réparateur. | Après un stress, elle reste activée longtemps et n’arrive pas à éteindre la réaction. | Extinction émotionnelle, récupération après stress, modulation de l’appétit et du plaisir sensoriel. | Après une journée intense, elle retrouve progressivement calme et appétit sans excès. | Modéré ; base limitée. | Information peu développée dans la base. Effets très dépendants de CB1/CB2, des doses, des régions et du stress. |
| Ocytocine | Saillance sociale accrue, confiance parfois excessive, recherche de proximité, biais de favoritisme intra-groupe possible. | Elle se confie trop vite à une personne perçue comme chaleureuse, puis réalise qu’elle a manqué de prudence. | Difficulté à se sentir en sécurité dans le lien, moindre apaisement par le contact social, retrait ou méfiance possible. | Même avec des proches disponibles, elle reste tendue et peu consolable. | Attachement, coopération, confiance prudente, apaisement social. | En situation de stress, la présence d’un proche l’aide réellement à respirer et à réfléchir. | Élevé pour fonctions sociales générales ; modéré pour comportements précis. | Simplification à éviter : ocytocine = amour. Ses effets varient fortement selon contexte. |
| Vasopressine | Vigilance sociale, territorialité, protection, assertivité, agressivité défensive possible. | Elle réagit fortement lorsqu’elle perçoit une intrusion dans son espace, son couple ou son équipe. | Moindre persistance sociale/défensive, attachement ou protection moins mobilisés dans certains contextes. | Elle n’arrive pas à défendre clairement ses limites même quand une situation l’exige. | Protection ajustée, constance relationnelle, maintien des limites sans agressivité inutile. | Elle pose une frontière nette avec calme lorsqu’un tiers devient intrusif. | Modéré-élevé pour social/stress ; plus prudent chez l’humain. | La vasopressine est liée à territorialité, persistance sociale et stress ; extrapolation animal-humain prudente. |
| Cortisol | Si aigu : vigilance, mobilisation, mémoire émotionnelle. Si chronique : anxiété, fatigue, irritabilité, troubles du sommeil, rigidité cognitive. | Pendant plusieurs semaines de pression, la personne dort mal, rumine, devient plus sèche et oublie des détails simples. | Réponse au stress insuffisante, fatigue, mauvaise mobilisation énergétique, hypotension possible selon contexte médical. | Face à une charge inhabituelle, elle s’effondre vite, manque d’énergie et récupère lentement. | Réponse au stress proportionnée, retour au calme, rythme circadien robuste. | Elle gère un pic de travail, puis retrouve sommeil et appétit normaux. | Élevé pour stress ; modéré pour lecture comportementale. | Cortisol haut ou bas ne se lit pas directement dans le comportement ; dépend du rythme circadien et de la durée du stress. |
| CRH / CRF | Activation du stress, anxiété, vigilance, agitation ; en excès durable : état d’alerte et évitement possibles. | Elle se réveille déjà tendue, anticipe les menaces et interprète les imprévus comme urgents. | Réponse HPA peu réactive, moindre mobilisation face au stress, fatigue ou faible alerte. | Elle ne parvient pas à se mobiliser avant une échéance pourtant importante. | Déclenchement rapide mais limité de la réponse de stress. | Face à un danger réel, elle s’active vite puis redescend quand le danger passe. | Élevé pour HPA ; modéré pour anxiété vécue. | CRH déclenche l’ACTH et participe au stress ; elle ne fabrique pas seule l’anxiété consciente. |
| ACTH | Marqueur d’activation HPA ; peut accompagner tension, agitation, mobilisation prolongée. | Après une série de conflits, la personne reste en mode tenue de combat même au repos. | Mobilisation corticosurrénalienne diminuée, fatigue, difficulté à soutenir l’effort sous stress. | Lors d’une difficulté, elle manque de ressources physiques et mentales pour répondre. | Relais efficace entre détection du stress et production proportionnée de cortisol. | Lors d’un examen, elle est activée juste assez pour rester concentrée. | Élevé comme relais hormonal ; faible pour comportement direct. | L’ACTH est surtout un maillon endocrinien. On ne peut pas inférer son taux à partir d’un comportement. |
| Mélatonine | Somnolence, retrait, baisse de vigilance ; si timing inadéquat : décalage, inertie matinale, humeur ralentie. | Elle prend sommeil trop tôt ou reste embrumée le matin après un décalage de rythme. | Insomnie, dérèglement circadien, irritabilité, vulnérabilité émotionnelle par manque de sommeil. | Après plusieurs nuits courtes, elle devient plus susceptible et interprète mal les intentions d’autrui. | Sommeil régulier, récupération émotionnelle, meilleure stabilité attentionnelle. | Elle dort à horaire stable et récupère mieux après une journée stressante. | Élevé pour circadien ; modéré pour émotion. | La mélatonine module surtout le rythme veille-sommeil ; les effets émotionnels sont indirects via sommeil, lumière et cortisol. |
| Testostérone | Assertivité, compétition, recherche de statut ; en excès contextuel : dominance, impatience, réaction agressive à la provocation. | En réunion, elle transforme chaque désaccord en rapport de force et veut gagner plutôt que comprendre. | Baisse de libido, énergie compétitive réduite, moindre assertivité, fatigue possible. | Elle évite systématiquement de défendre ses intérêts, même quand l’enjeu est important. | Affirmation de soi, désir, énergie de conquête ou de protection sans agressivité automatique. | Elle négocie fermement sans humilier l’autre. | Modéré. | Simplification à éviter : testostérone = colère. Effets liés à provocation, statut, cortisol, vasopressine et contexte social. |
| Œstrogènes | Sensibilité émotionnelle et sociale accrue possible, réactivité aux signaux relationnels, plasticité ; excès relatif : humeur fluctuante selon contexte. | À certaines phases, elle perçoit plus finement les tensions relationnelles et y réagit plus vivement. | Humeur plus basse, irritabilité, troubles du sommeil ou baisse de plasticité émotionnelle selon périodes hormonales. | En période de chute hormonale, elle se sent plus vulnérable aux critiques et dort moins bien. | Flexibilité émotionnelle, cognition sociale, modulation de l’attachement et du stress. | Elle lit bien les signaux relationnels sans se laisser envahir. | Modéré. | Effets variables selon cycle, âge, grossesse, ménopause, récepteurs, ocytocine et sérotonine. |
| Progestérone | Via neurostéroïdes : apaisement ou somnolence ; parfois irritabilité paradoxale selon sensibilité individuelle. | Elle se sent ralentie, moins combative, avec envie de retrait et de repos. | Sommeil moins stable, anxiété ou tension prémenstruelle possible selon contexte. | Elle dort plus mal et réagit plus vite émotionnellement à la même charge. | Stabilisation, récupération, modulation GABAergique fonctionnelle. | Elle traverse une période de charge avec besoin de repos mais sans désorganisation émotionnelle. | Modéré-faible dans la base. | Base peu spécifique. Effets via alloprégnanolone et GABA-A ; variations cycle, contraception, grossesse/post-partum, stress. |
| Insuline | En excès relatif ou résistance : somnolence post-prandiale, variations d’énergie, irritabilité liée aux fluctuations glycémiques. | Après un repas très sucré, elle devient somnolente, puis irritable deux heures plus tard. | Hypoglycémie relative : nervosité, tremblements, impatience, anxiété corporelle, faim urgente. | Elle devient sèche et anxieuse avant le déjeuner, puis se calme après avoir mangé. | Énergie stable, humeur moins dépendante des repas, disponibilité cognitive. | Elle reste concentrée toute la matinée sans fringale ni agitation. | Modéré pour comportement énergétique ; faible pour émotion spécifique. | Les comportements ne permettent pas de conclure à un taux d’insuline. |
| Leptine | Résistance ou signal élevé chronique : satiété mal interprétée, fatigue inflammatoire possible, motivation alimentaire perturbée. | Malgré des réserves énergétiques suffisantes, elle a des envies alimentaires répétées et se sent lourde/fatiguée. | Faim accrue, recherche alimentaire, baisse de satiété, irritabilité liée à restriction ou manque énergétique. | En restriction alimentaire, elle pense sans cesse à manger et devient moins patiente. | Satiété, régulation de l’énergie, moindre obsession alimentaire. | Elle reconnaît la faim réelle, s’arrête à satiété et garde une humeur stable. | Modéré-faible pour émotion ; modéré pour énergie/appétit. | La leptine agit avec insuline, cortisol, inflammation, sommeil et hypothalamus ; elle n’explique pas seule un comportement alimentaire. |
| Ghréline | Faim, recherche de nourriture, motivation pour récompense ; en excès relatif : impulsions alimentaires, irritabilité de faim. | En fin d’après-midi, elle achète spontanément des aliments très gratifiants sans l’avoir prévu. | Faible appétit, moindre motivation alimentaire, parfois baisse d’élan si état énergétique perturbé. | Elle saute des repas, perd l’appétit et manque d’énergie pour agir. | Signal de faim utile, motivation alimentaire adaptée, plaisir de manger sans compulsion. | Elle ressent la faim, mange, puis revient à son activité sans obsession. | Modéré-faible dans la base. | Base peu détaillée. La ghréline interagit avec dopamine, sommeil, stress, restriction alimentaire et rythme circadien. |